Références

Les plantes sont confrontées en permanence à une myriade de pathogènes (champignons, bactéries et virus) et d’organismes phytophages dont des insectes, et pourtant, dans la majorité des cas, elles se développent sans problème. Les plantes ont en effet un système immunitaire inné basé sur la détection des pathogènes et sur des réponses de défense, tout comme chez les animaux. Quand un pathogène entre en contact avec un végétal, une course de vitesse démarre entre l’envahisseur et le végétal qui doit se défendre au plus vite. Le résultat de cette « guerre moléculaire » détermine si le pathogène peut progresser et infecter toute la plante ou si l’infection est stoppée.

Un éliciteur est une molécule qui ne cible pas un pathogène mais qui déclenche chez la plante des réponses de défense précoces. Les éliciteurs sont reconnus par des récepteurs du végétal et déclenchent une cascade de réactions de défense*. Ainsi, les plantes traitées préventivement avec un éliciteur mobilisent par avance des moyens de défense qui permettent une réponse plus efficace et plus rapide quand le pathogène se présente**. Le procédé ne fait appel à aucune modification génétique.

L’éliciteur développé à Namur est un complexe d’oligosaccharides naturels (brevet déposé). La détection de cette combinaison particulière d’oligosaccharides d’origines différentes (fongique et végétale) est détectée et interprétée par les plantes comme un signal de détresse dû à une menace imminente laissant présager d’une issue fatale. La plante y répond immédiatement en mobilisant ses propres défenses. Un usage correct de cet éliciteur en termes de concentration, de formulation et de séquence d’application induit donc un état d’immunité (de prémunition) qui aide la plante à réagir efficacement contre une attaque par un pathogène.

(*) Thomas Boller and Georg Felix, A Renaissance of Elicitors: Perception of Microbe-Associated Molecular Patterns and Danger Signals by Pattern-Recognition Receptors, Annual. Review Of Plant Biology 2009, 60:379–406

(**) Gerold JM Beckers and Uwe Conrath, Priming for stress resistance: from the lab to the field, Current Opinion in Plant Biology 2007, 10:425–431